Soutenance de la thèse de Flora BAT

17 décembre 2015

MARQUEURS SOMMEIL ET EMOTIONNELS DU RISQUE DE DEPRESSION CHEZ LES MERES ET LEURS ENFANTS


Salle Henri Gastaud, INT

Jury :

  • Pr. David Da Fonseca, co-directeur Université Aix-Marseille
  • Dr. Christine Deruelle, directeur Université Aix-Marseille
  • Pr. Pierre Fourneret, rapporteur Université Claude Bernard Lyon I
  • Pr. Patricia Franco, examinateur Université Claude Bernard Lyon I
  • Pr. Diane Purper-Ouakil, rapporteur Université Montpellier

Résumé

L’objectif principal de ce travail était de rechercher des marqueurs au niveau du sommeil et des émotions du risque de développer un épisode dépressif majeur chez les mères et leurs enfants dits « à risque ». Après une description clinique des liens étroits entre sommeil, dépression, émotion et cognition chez les mères durant la grossesse et le post-partum et chez les enfants et les adolescents, nous avons réalisé une première étude rétrospective du sommeil d’enfants et d’adolescents de mères ayant une histoire personnelle de dépression. Cette étude a permis de mettre en évidence au niveau macro-architectural des particularités en lien avec le risque dépressif repérables chez les adolescents à risque mais pas chez les enfants. Nous avons ensuite réalisé une étude prospective plus large à partir de la cohorte AuBE qui a concerné 302 diades mère-enfants suivies de la naissance aux 36 mois de l’enfant. Dans un premier temps, notre but a été de décire d’une part chez les mères des anomalies du sommeil pendant la grossesse capable d’indiquer un risque de dépression du post-partum et de manière plus large d’induire un certain nombre de conséquences sur le développement de l’enfant. Dans un second temps cette large cohorte nous a permis de mettre en lien des altérations précoces du sommeil des enfants avec des particularités cognitives et émotionnelles à 36 mois. Nous avons également pu décrire chez les enfants de 6 mois, à risque de dépression, des altérations macro et micro-architecturales du sommeil pouvant constituer un facteur de risque de psychopathologie ultérieure via une altération de la neuroplasticité tôt dans le développement ; et chez ces mêmes enfants à 36 mois un biais négatif de reconnaissance émotionnelle qui constitue un facteur de vulnérabilité de psychopathologie ultérieure et notamment dépressive. Le suivi de cette cohorte à plus long terme reste déterminant pour observer parmi les enfants à risque ceux qui développeront d’autres anomalies sommeil ou émotionnelles et finalement un épisode dépressif majeur.

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