Soutenance de la thèse de Elodie Giorla

10 juillet 2017

Elodie Giorla

(Équipe BAGAMORE)

soutiendra sa thèse de doctorat intitulée :

Rôle du Noyau Subthalamique dans les processus hédoniques et dans l’influence des facteurs sociaux proximaux sur la prise de cocaïne chez le rat

Le lundi 10 juillet à 11h

Lieux : Faculté de médecine salle de thèse 2 (1er étage bâtiment principal, aile bleue).


Elodie Giorla

soutiendra sa thèse de doctorat intitulée :

Rôle du Noyau Subthalamique dans les processus hédoniques et dans l’influence des facteurs sociaux proximaux sur la prise de cocaïne chez le rat

Le lundi 10 juillet à 11h

Faculté de médecine salle de thèse 2 (1er étage bâtiment principal, aile bleue).

Composition du jury :

  • Martine Cador, CNRS Bordeaux, Rapporteur
  • Louk Vanderschuren, Université d’Utrecht, Rapporteur
  • Marianne Amalric, CNRS Marseille, Examinateur
  • Luc Mallet, INSERM Paris, Examinateur
  • Christelle Baunez, CNRS Marseille, Directrice de thèse

Résumé :

Initialement étudié pour ses aspects moteurs, le noyau subthalamique (NST) est également fortement impliqué dans des processus cognitifs et motivationnels. Il a ainsi été montré que la lésion du NST augmentait la motivation pour la nourriture mais réduisait celle pour la cocaïne. De même, le NST semble impliqué dans des processus émotionnels chez le patient parkinsonien et dans des modèles animaux, mais ce dernier rôle reste moins étudié.

Le premier objectif de ce travail de thèse a donc consisté à mieux comprendre l’influence d’une lésion du NST sur les processus hédoniques. Grâce à des expériences de choix entre une récompense uniquement calorique (glucose) ou hédonique (saccharine), puis entre récompense naturelle et cocaïne, nous avons mis en évidence une implication différente du NST en fonction de la récompense proposée.

Ainsi, le deuxième objectif de ce travail à consisté à mieux appréhender le rôle du NST en fonction des différentes types de récompenses. L’addiction aux drogues se développant la plupart du temps dans un contexte social, nous avons choisi d’étudier l’influence de ce dernier, dans le cadre de la prise de cocaïne et des conséquences possibles de ces situations sur l’addiction. Cependant, les bases neurobiologiques de l’influence des facteurs sociaux proximaux (ceux présents au moment de l’exposition aux drogues) dans le contexte de l’addiction n’ont pas été beaucoup étudiées. Ainsi, la suite de ce travail de thèse a constitué une première étape dans cette démarche intégrative en étudiant le rôle du noyau subthalamique sur l’influence des facteurs sociaux proximaux dans la prise de cocaïne. Nous avons mis en évidence que la lésion du NST semble, quelques soit le statut social de l’observateur présent au moment de la consommation, diminuer la prise de cocaïne des rats, contrairement aux rats contrôles qui diminuent leur consommation uniquement en présence d’un étranger. De plus, la lésion du NST module également l’influence du comportement du congénère puisque que la présence d’un rat également capable de consommer de la cocaïne entraine une diminution de la prise de drogue chez les rats ayant subi une lésion du NST.

L’ensemble de ces travaux a donc permis une meilleure appréhension de l’implication du NST dans le contrôle des émotions liées au plaisir. De plus, ils nous permettent également de mettre en évidence les éléments jouant un rôle déterminant dans l’influence des facteurs sociaux proximaux sur la prise de drogue et avoir de plus amples informations quant aux substrats neurobiologiques de cette influence sociale.

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