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Bases neurales de la communication

La communication est à la base de nos interactions sociales 

La communication verbale mettant en jeu le langage et la parole est la plus évidente, et pourtant, 90% de nos interactions sociales reposent sur la communication non-verbale. La communication non-verbale c’est le traitement de toutes les informations autres que le langage, primordiales à la vie en société, comme l’âge, le genre, l’identité et les expressions émotionnelles. Le cerveau humain a l’extraordinaire capacité d’extraire, traiter et interpréter ses informations depuis plusieurs sources sensorielles. Les projets de recherche développés dans l’équipe BANCO sont principalement axés sur la compréhension des principes cérébraux sous-jacents à la communication, verbale et non-verbale dans ses aspects émotionnels ou non-émotionnels. Nous utilisons des méthodes variées et complémentaires afin d’étudier les bases neurales de la communication chez l’homme et le singe, telles que l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (fMRI), structurelle et de diffusion (DWI), l’électroencéphalographie (EEG), la magnétoencéphalographie et des mesures comportementales. L’équipe a été financée entre 2012 et 2014 par le programme Équipe émergente de la Fondation pour la Recherche Médicale.

Projets actuels

1. La perception des informations non-verbales dans la voix

Chercheur : Pascal Belin

Etudiants en thèse : Virginia Aglieri (Bourse AMIDEX) ; Clémentine Bodin (Bourse Labex BLRI)

La voix humaine a acquis une importance capitale au cours de l’évolution, parce qu’elle est le support du langage articulé. Son rôle dans la communication verbale a tendance à nous faire oublier qu’elle véhicule également des informations primordiales à la vie en société, comme l’âge, le genre, l’émotion, l’identité, lui conférant un rôle majeur dans la communication non-verbale. Le projet de notre équipe est de comprendre comment se fait la perception des voix, en insistant particulièrement sur le traitement des informations paralinguistiques. Nous nous intéressons aux différentes étapes du traitement des voix : de leur détection à leur reconnaissance ainsi qu’à l’extraction des informations émotionnelles, linguistiques. Nous sommes également intéressés dans le traitement d’information plus subtile telle que les traits sociaux associés à la personnalité des individus. Notre approche allie l’utilisation de technique de morphing auditif de haut niveaux, manipulation des stimuli auditif à des études comportementales, notamment des protocoles d’adaptation, et aux techniques de neuroimagerie.

2. Rôle de l’état de stress dans les interactions sociales

Chercheur : Stéphanie Khalfa

Etudiants en thèse : Sarah Boukezzi (Bourse DGA) ; Pierre-François Rousseau (Bourse Service de Santé des Armées)

L’état de stress d’un individu va modifier sa capacité à communiquer et entretenir des relations sociales. Un modèle extrême est celui de l’état de stress post-traumatique dans lequel les personnes qui ont vécu un évènement particulièrement traumatisant vont fréquemment s’isoler, éviter les contacts car ces personnes deviennent hyper-réactives aux stimuli qui leurs arrivent et parallèlement peuvent développer un émoussement émotionnel vis-à-vis de leur entourage. Notre but est de comprendre les mécanismes sous-tendant de telles altérations des interactions sociales, et donc les relations entre stress, émotions et communication. Pour cela, nous étudions le fonctionnement des mécanismes de peur dans l’état de stress post-traumatique, en relation avec la symptomatologie. Nous utilisons l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique dans des tâches de conditionnement et extinction de la peur qui modélisent parfaitement les mécanismes de stress.

Cette équipe est soutenue par la FRM

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